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Votre question

Est il vrai qu'Edouard Philippe a été dans le passé arrêté à plus de 150 km/h?
posée le 09/01/2018

Bonjour, la réponse est oui. 

Édouard Philippe, alors député-maire du Havre, avait été arrêté le 2 octobre 2015 sur l’autoroute A 131 au niveau de Criquebeuf-sur-Seine (Eure) à plus de 150 km/h sur une portion où la vitesse était limitée à 110 km/h. 

Il avait lui même rendu l'information publique en publiant le 5 octobre un communiqué 

Conformément à la législation en vigueur relative aux excès de vitesse compris entre 40 et 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, et aucune autre infraction au code de la route n'ayant été constatée, mon permis de conduire a été suspendu pour une durée de 72 heures. La gendarmerie nationale m'a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l'objet d'une décision du tribunal de police.

Cette infraction est regrettable. Qu’elle soit la première en plus de vingt ans de conduite ne la rend pas excusable. J’en assume donc les conséquences et c’est normal. Si je choisis de la rendre publique, c’est que nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l’exemplarité et que je suis convaincu, par ailleurs, de la nécessité d’être ferme en matière de sécurité routière » 

Actualité oblige, le premier ministre a doublement rappelé cet épisode, hier. Lors d'un Facebook Live (à partir de 24mn52): 

A l'époque je roulais trop vite sur une portion limitée à 110. Je roulais à plus de 150 kilomètres/heure. Les gendarmes, à l'occasion d'un contrôle, m'ont arrêté, ont constaté que je roulais trop vite, ont constaté que je n'avais pas bu d'alcool. Ils m'ont retiré mon permis. J'ai dû rentrer chez moi en taxi. Le permis m'a été retiré pendant deux mois, j'ai dû payer une amende, j'ai eu des points qui ont été ôtés de mon permis. J'ai été dans la même situation que beaucoup de Français qui, à un moment, ont fait soit preuve d'innattention, soit preuve d'inconscience en roulant trop vite. C'était en 2015. Je ne l'ai jamais caché, c'est moi qui l'ai rendu public.

 

Un mea culpa rétiéré devant la presse dans son discours consécutif à la tenue du Comité interministériel de la sécurité routière

Entendons-nous bien, Mesdames et Messieurs, je ne donne aucune leçon de morale, il m'est arrivé il y a quelques années d'être sanctionné pour excès de vitesse lors d'un des nombreux allers-retours que j'effectue entre Paris et Le Havre. J'ai parfaitement conscience de l'agacement que ces sanctions peuvent susciter, mais je sais aussi l'efficacité des mesures prises pour limiter la vitesse sur nos routes.

Cordialement

C.Mt

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